Pensées



Publié le jeudi 13 février 2003


Jeudi 13 février 2003

D'un autre côté !

D'un autre côté (c'est juste pour poursuivre un peu le délire-réflexif sur le temps ! Pendant que j'en ai le temps !)

D'un autre côté ! Je n'ai le temps de rien ! Enfin, c'est ce que nous disons si souvent ! Nous n'avons pas le temps ! Pas le temps de vivre ! Nous sommes en retraite nous n'avons pas le temps ! Nous venons d'arriver nous devons partir ! Notre pensée n'est que rarement présente à ce que nous vivons, nous craignons tellement d'être surpris par le temps...

Nous sommes en vacances, le temps passe trop vite et si par hasard, un jour, nous diposons de toute une journée, alors nous ne savons plus bien comment user de notre temps... Et le soir nous concluons souvent : 'qu'ai-je fais de mon temps, je n'ai rien vu passer, je n'ai rien fait de ma journée'.

C'est oublier une chose importante, à laquelle je reviens de temps en temps : 'Qui suis-je pour croire que le temps m'appartient ?' Chaque fois que je parle du temps j'utilise des termes de propriété, par défaut souvent ! 'Je n'ai pas le temps' (je ne le maitrise pas, ne le possède pas !) Normal ! Il n'est pas à moi.

Le temps m'est donné et l'usage que j'en fait dépend de moi... Mais en fait, au fond et en aval, ce temps ressemble à la manne des Hébreux ! Il ne peut être conservé, il est donné pour l'instant, et puis s'en va. Nul ne peut le mettre en réserve, en pots, en conserves, en boîtes, le garder pour une période meilleure, à venir, plus propice à un bon usage !

Le temps passe et je dois conclure ! Faut-il dire alors 'Carpe Diem' ? Ou simplement ouvrir une perspective : 'Et si le bonheur consistait simplement à vivre pleinement le moment, l'instant présent, pleinement... A ne pas passer à côté de l'autre, de l'oiseau qui chante, de la fleur qui s'ouvre, de la feuille qui firevolte en automne, du sourire surpris par hasard...'

Michel



Jeudi 13 février 2003

Pour illustrer mon propos avec humour !

 

"L’industriel était horrifié de voir le pêcheur étendu paresseusement à côté de son bateau.

 

- Pourquoi n’êtes-vous pas à la pêche, demanda l’industriel ?

+ Parce que j’ai attrapé assez de poissons pour la journée répondit le pêcheur.

- Pourquoi ne pêchez-vous pas plus que vous n’avez besoin ?

+ Qu’est-ce que j’en ferais ?

- Vous pourriez gagner de l’argent. Avec cet argent, vous pourriez ajouter un moteur à votre bateau et pêcher plus de poissons. Cela vous permettrait d’acheter des filets de nilon. Et ces filets vous apporteraient plus de poissons et plus d’argent pour posséder deux bateaux…

Peut-être même une flotte de bateaux. Et alors vous seriez un homme riche, comme moi.

+ Qu’est-ce que je ferais alors ?

- Alors vous pourrez vous asseoir et jouir de la vie.

+ Qu’est-ce que vous pensez que je fais actuellement ?"

Clin d'oeil (Michel)