Pensées



Publié le jeudi 3 avril 2003


Jeudi 3 avril 2003

De la grève à la terre !

Je devais partir pour Paris. Aujourd'hui ! Hasard des calendriers ! Et puis voilà, grève générale ! Remarquez je n'ai rien contre la grève, c'est un droit acquis à la force du poignet en des périodes de grande exploitation du monde ouvrier, ceux qui n'avaient que bien peu de poids dans la société, ceux qui n'avaient aucun droits ou presque, ceux que l'on exploitait sans qu'ils aient aucune sécurité de l'emploi, ni de salaire !!!

Mais j'arrête sur ce sujet je vais me mettre à dos une grande catégorie de la population de ce pays ! Aie ! La super gaffe, je vais perdre des lecteurs ! Ceci dit mon voisin au chômage, lui, il peut pas manifester pour ses avantages acquis et sa retraite !!! (Un peu mordant ! Excusez-moi ! c'est sorti tout seul !)

Je suis resté chez moi ! Merci messieurs et mesdames les fonctionnaires ! Et j'ai profité du jardin ! Ce que je n'avais pas fait depuis ..... et plus encore !

Donc je suis allé retourner un peu de terre, là où le sol était couvert de saletés, vilaines, pas belles herbes envahissantes ! J'ai pris mon courage à deux mains et hop et là... Surprise ! La terre était bien belle, légère, j'ai retourné en profondeur craignant que tout ne soit comme sur le dessus. Eh bien non. La terre était propre déjà !

Voyez-vous le jardin a toujours été pour moi comme une parabole, une image de la vie humaine. Avec ses coins de ronces et d'orties ! Avec ses espaces de fleurs. Dans mon jardin, tout petit jardin, il y a des fleurs toute l'année, pour qui sait regarder, même l'hiver. Pas une journée sans fleur ! C'est comme la vie, pas une journée sans une petite étincelle plus brillante de vie, sans un sourire ou un clin d'oeil !

Et puis ce jardin demande de l'entretien ! Mais c'est différent selon les lieux du jardin... Ici un travail en profondeur, je l'ai laissé trop longtemps sans soins et il faut tout reprendre, tout est mélé, enchevétré, on ne distingue plus ce qui est important. Là c'est la haie à tailler avant qu'elle n'envahisse tout et n'étouffe les fleurs à ses pieds, ou cache la lumière !

Enfin dans ce petit coin où tout pousse, sauvage, mais si harmonieusement, surtout je me garde bien d'intervenir et j'y vais souvent, en silence, respectueux, de ce que la vie peut faire, de la beauté de la nature, de sa sagesse, de cette vie que Dieu place là où ne l'attendons pas.

Michel