Mardi 20 mai 2003
Le coeur qui se brise laisse des traces indélebiles, garde ses blessures, se tait silencieux, enfermé devant l'autre et se terre en lui-même, en noircé, en noirceur, en pénombre, en nuit sombre...
Elle a crié cette semaine, son cri strident, aigu qui crevait les tympans. Un cri de peur, d'angoisse, un cri de haine, de cette haine de soi-même, que personne ne peut comprendre, personne, pas même elle !
Elle a crié si fort !!! Et personne n'a entendu, personne n'a compris, personne n'a pu prévoir, deviner, craindre, devancer... Et quand bien même ils auraient compris, ils n'auraient rien pu y faire, rien empécher.
Aujourd'hui, elle ne sait plus, elle ne sait pas ... Elle n'a jamais su !
Rien ! Le silence en elle, le silence autour d'elle, depuis si longtemps ! Rien d'autre que ce trou béant, en son âme, aux si lointaines profondeurs de son non être... Ce trou de rien, de vide, de quête d'absolu !!!
Une montagne d'indifférence, une montagne de haine accumulée, par elle-même, par elle seule... Une montagne de pas, de regards, de larmes retenues, de noirceurs enfouies depuis toujours, si longtemps !
Et pas de réponse ! Un cri et pas de réponse ! Ou plutôt si, trop de réponses ! Celles des autres, de ceux qui savent toujours tout à sa place !
Elle voudrait trouver ses réponses ! Son cri, si douloureux est un appel à la vie, à vivre mieux, intensément plus, à aimer, à trouver le sens de tout et d'elle même.
Laissons-la trouver sa réponse, les nôtres ne servent à rien, seule sa réponse compte... et notre amour, de toujours, aujourd'hui, comme hier, tendresse, si elle veut, pardon, présence, confiance.
Etre là ! Pour elle, qu'elle vide son noir intérieur, une fois, là, simplement, si elle veut !
Michel
Publié par Tintin
à 2003-05-20 15:45:05
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