Pensées



Publié le mercredi 28 mai 2003


Mercredi 28 mai 2003

Si longtemps !

Plusieurs pourraient se reconnaitre dans le début de ce blogue !

Nos pas se sont croisés un jour, par hasard, à moins que le hasard n'existe pas ! Un jour, des jours, des semaines, des années de rencontres, d'histoire, de confidences, de mots, de paroles confiées... Des années, une amitié, une histoire... la confiance.

Elle disait dans ses lettres que ces temps-là l'aidaient à prendre conscience de sa vie, d'elle même, de ses rêves, de ses projets. J'ai seulement pris le temps d'ouvrir ma porte et d'accueillir cette vie, confiée petit à petit, coeur triste et perdu qui s'ouvrait lentement à la vie, à l'espoir, au regard de l'autre.

Fragile esquif isolé sur l'océan de la vie qui découvrait soudain l'immensité de celui-ci, sa solitude, et ceci que la vie n'est pas tracée d'avance. Et sa vie ballotée au grè des vagues, du temps, de l'orage, des rencontres.

Elle est venue longtemps, souvent, parler, simplement parler. Simplement ! Au début, timide, elle osait quelques mots en passant dans le couloir, puis petit à petit les mots sont venus, un à un, lentement. Il a fallu des années pour que le coeur se livre, la vie et les larmes, les espoirs et les rêves.

J'ai tout reçu, comme ça, aux moments les plus inattendus, le plus beau et le pire. Ses histoires, ses amours, ses brisures, blessures, cassures ! Et ses nouveaux chemins, ses nouveaux choix.

Ce qui suit est son histoire, une histoire, pas l'Histoire, pas une inévitable histoire, un chemin dans lequel ceux qui se reconnaissaient plus haut ne peuvent plus se reconnaître ! A chacun sa propre histoire !

Puis un jour, le silence, la distance, les années, je ne sais pas, je ne savais pas, je ne savais plus rien, le silence... jusqu'à cette semaine !

Elle m'a écris ! Huit ans plus tard, elle m'as écris !

Le besoin de reprendre contact, de retrouver des racines, des racines de parole et d'écoute qu'elle a perdu toutes ces années, pensant pouvoir enfouir en elle ses cris, ses révoltes, ses morts, ses peurs... la fuite !

Aujourd'hui tout revient à la surface de sa vie, de son âme troublée, profondément, tourmentée. Elle regarde ces jours qui lui semblent si lourds.

Elle m'as écris, main tendue, ouverte, cri, attente...

Et tout à l'heure je vais lui répondre. Mais je vous l'avoue, j'ai un peu peur de ce que je vais trouver, de ce que je pourrais dire, ou simplement de ne pas trouver les mots !

Michel