Pensées - textes




Dimanche 1 juin 2003

Juste pour dire merci !

Je voudrais juste te dire merci. A toi, à vous, permettez que je vous tutoie !

Te remercier pour tous ces jours passés ensemble, ces mots de toi tant partagés et tant donnés, ces beaux respects, ces beaux regards...

Te dire merci pour ta bonté et ta beauté, celle de ta vie, celle de ton coeur...

Te remercier d'avoir croisé ma route un jour, il y a longtemps, il y a si peu de temps, croisé et marqué une vie ordinaire, la mienne, par ta présence et ton passage, extraordinaire !

Te remercier de m'avoir ouvert tes fenêtres, tes portes, ta vie, de m'avoir partagé tes rêves, tes peurs, tes défauts, tes joies, tes projets, les plus fous, les plus audacieux, les plus tiens !

Te dire merci de m'avoir emmené avec toi visiter ta maison, ton grenier parfois, visiter tout ce que tu es, que tant et tant, si proches parfois, ne connaissent pas, ceux qui se contentent d'effleurer du regard, en passant, mais ne s'arrêtent pas.

Te remercier de m'y avoir emmené, de m'avoir emporté dans tes orages et tes tempêtes, d'avoir traversé avec toi tes cimetières, tes jardins les plus secrets, d'avoir appris de toi, en te regardant, en t'écoutant, simplement... la vie !

Te dire merci, parce qu'au delà de tes mots, de ce que tu me confies, depuis tout ce temps, depuis quelques temps, tu me fais vivant, tu me rends vivre, ivre de la vie et de l'humanité.

Te remercier pour le plus beau de tous tes cadeaux, celui qui me fait adulte aujourd'hui, celui qui me fait être chaque jour de la vie, celui qui me fait croire, celui qui me fait espérer, celui qui me murmure, rencontre après rencontre, lettre après lettre, mail après mail, que la vie a un prix infini, celui qui me rend heureux chaque matin : ta confiance !

Merci

Michel



Samedi 24 mai 2003

Une journée bien si bien commencée !

Je vous propose un texte qui reflète bien la journée que je viens de vivre. Une journée bien, si bien commencée ! Un moment inoubliable ce matin. Il a ensoleillé toute ma journée : les traits tirés, les fatigues surmontées, les larmes versées, croisées au détour du chemin, humain, les souffrances de couples, les tristesses inaccessibles...

Un texte qui n'est pas de moi cette fois, mais qui dis simplement et de si belle manière mon état d'esprit du moment !

Le client : Allo, le service clientèle  ?

- Oui, bonjour. Que puis-je faire pour vous ?

"En révisant mon système, j'ai trouvé un logiciel appelé AMOUR, mais je ne sais pas comment il fonctionne. Pouvez-vous m'aider ?"

- "Bien sûr ! mais je ne peux pas vous l'installer. Vous devrez le faire vous-même. Je vais vous donner les instructions, d'accord ? "

- "Oui, je peux essayer" Par où dois je commencer ?"

- "Le premier pas est d'ouvrir votre CŒUR. L'avez-vous trouvé ?"

- Oui, voilà, Mais il y a plusieurs programmes qui tournent maintenant. Est-ce qu'il y a un problème pour l'installer pendant qu'ils continuent?"

- "Quels programmes ?"

- "Un petit instant, je regarde" . PEINE PASSEE.EXE, BASSE ESTIME.EXE, COLERE.EXE, et RESSENTIMENT.EXE tournent en ce moment.

- "Pas de problème, AMOUR effacera automatiquement PEINE PASSEE.EXE de votre système d'exploitation actuel. Il se peut qu'il reste dans le disque dur, mais il n'affectera plus d'autres programmes. AMOUR finira par remplacer BASSE ESTIME.EXE avec un programme incorporé appelé HAUTE ESTIME.EXE. Cependant, vous devez désactiver complètement les programmes COLERE.EXE et RESSENTIMENT.EXE. Car ils empêchent l'installation correcte de "AMOUR". Pouvez-vous les arrêter maintenant ?

- "Je ne sais pas comment. Pouvez-vous me dire comment les arrêter ?

- "Avec plaisir. Aller au menu DEMARRER et activez PARDON.EXE. Exécutez-le autant de fois que nécessaire jusqu'à ce que COLERE.EXE et RESSENTIMENT.EXE soient complètement effacés."

- "C'est fait ! AMOUR commence à s'installer automatiquement. Est-ce normal ?"

- "Oui. Vous aurez bientôt un message disant que AMOUR sera actif aussi longtemps que CŒUR subsiste. Avez-vous ce message ?"

- "Oui, je l'ai ! Est-ce que l'installation est finie ?

- "Oui, mais souvenez-vous que vous n'avez que le programme de base. Vous devez commencer à vous connecter à d'autres CŒURS pour recevoir les actualisations."

- "Oh là la! Je reçois un message d'erreur. Il dit : "ERREUR - Programme non actif en composantes internes". Qu'est ce que cela veut dire ?

- "Pas de panique ! Cela signifie que AMOUR est configuré pour l'exécution avec des CŒURS extérieurs, mais n'a pas été exécuté dans votre propre CŒUR. C'est un peu complexe, mais cela veut dire que vous devez AIMER votre propre système avant de pouvoir AIMER les autres. Pouvez-vous localiser le logiciel "AUTO ACCUSATION" ? - "Oui je l'ai." - "Formidable, vous apprenez vite".

- "Cliquez dans les fichiers suivants pour les copier dans votre répertoire CŒUR : AUTO-PARDON.DOC, AUTO-ESTIME.TXT, VALEUR.INF et REALISATION.HTM. Le système remplacera tout fichier incompatible. Egalement, vous devez effacer AUTO-CRITIQUE.EXE de tous vos répertoires, et vous devez vider la corbeille pour vous assurer que tous les fichiers effacés ne puissent jamais se réactiver."

- "Compris ! Hé ! MON CŒUR est en train d'activer des fichiers très jolis : SOURIRE.MPG s'active et indique que CHALEUR.COM, PAIX.EXE et BONHEUR.COM se copient dans mon répertoire CŒUR"

- " Cela indique que AMOUR est en train de s'installer et de s'exécuter. Maintenant, vous pouvez vous débrouiller par vous-même. Encore une chose avant de vous quitter.. !

- "Oui"

- "AMOUR est un logiciel gratuit. Assurez-vous de le donner à toutes personnes que vous connaissez. A leur tour, elles vont le partager à d'autres..."

- "Je vais le faire. Merci de votre aide" !

Michel



Mardi 20 mai 2003

Qui peut comprendre ?

Le coeur qui se brise laisse des traces indélebiles, garde ses blessures, se tait silencieux, enfermé devant l'autre et se terre en lui-même, en noircé, en noirceur, en pénombre, en nuit sombre...

Elle a crié cette semaine, son cri strident, aigu qui crevait les tympans. Un cri de peur, d'angoisse, un cri de haine, de cette haine de soi-même, que personne ne peut comprendre, personne, pas même elle !

Elle a crié si fort !!! Et personne n'a entendu, personne n'a compris, personne n'a pu prévoir, deviner, craindre, devancer... Et quand bien même ils auraient compris, ils n'auraient rien pu y faire, rien empécher.

Aujourd'hui, elle ne sait plus, elle ne sait pas ... Elle n'a jamais su !

Rien ! Le silence en elle, le silence autour d'elle, depuis si longtemps ! Rien d'autre que ce trou béant, en son âme, aux si lointaines profondeurs de son non être... Ce trou de rien, de vide, de quête d'absolu !!!

Une montagne d'indifférence, une montagne de haine accumulée, par elle-même, par elle seule... Une montagne de pas, de regards, de larmes retenues, de noirceurs enfouies depuis toujours, si longtemps !

Et pas de réponse ! Un cri et pas de réponse ! Ou plutôt si, trop de réponses ! Celles des autres, de ceux qui savent toujours tout à sa place !

Elle voudrait trouver ses réponses ! Son cri, si douloureux est un appel à la vie, à vivre mieux, intensément plus, à aimer, à trouver le sens de tout et d'elle même.

Laissons-la trouver sa réponse, les nôtres ne servent à rien, seule sa réponse compte... et notre amour, de toujours, aujourd'hui, comme hier, tendresse, si elle veut, pardon, présence, confiance.

Etre là ! Pour elle, qu'elle vide son noir intérieur, une fois, là, simplement, si elle veut !

Michel



Lundi 19 mai 2003

Visages !

 

Vous êtes des milliards

Mais vous êtes uniques,

Vous existez pour dire

Ce qui ne se dit pas,

Pour montrer au grand jour

Ce que l’homme veut cacher…

Visages …

Vous dites l’homme !

 

J’ai rencontré un homme qui n’a pas de visage,

Il a perdu l’espoir de le trouver un jour…

Visage du chômeur, aigri de trop attendre…

Visage d’assassin, qui ne se comprend plus !

 

J’ai rencontré un jour des visages d’enfants

Fatigués par la guerre ou creusés par la faim…

Visages de misères,

Visages d’innocence…

Qui voulaient simplement

Qu’on les regarde un peu !

 

Et puis j’ai vu un jour,c’était dans un journal,

Le visage hypocrite d’un président connu.

Il promettait la paix aux gens de son pays,

On voyait dans ses yeux,

Des cadavres en sang !

 

J’ai rencontré un masque, il était souriant

Mais il cachait les larmes d’une femme oubliée.

J’ai rencontré un masque sans aucune expression,

Passant parmi la foule, indifférent à tous,

Il avait peur du monde…

Peut-être de lui-même…

 

J’ai vu le visage tendre d’une mère pour son fils.

A travers un regard, c’est l’amour qui se dit,

La fraîcheur matinale d’un visage de fleur

Et le visage pâle…

De l’aube qui se lève.

 

Vous êtes des milliards

Mais vous restez uniques,

Vous existez pour dire

Ce qui ne se dit pas,

Pour montrer au grand jour

Ce que l’homme veut cacher…

Visages ….

Vous dites l’homme !

Michel (j'ai écris ce texte en 1983 ! Oui je sais j'étais jeune et beau !)



Mercredi 14 mai 2003

Rencontre possible !

Je vous offre juste un texte que j'aime beaucoup et qui dit à sa manière la rencontre possible, l'histoire d'une rencontre !!! Que chacun s'y retrouve, s'il veut, dans une histoire personnelle, interpersonnelle !

Je l'ai vu venir. I1 marche rapidement. Je sais, ou plutôt je sens, qu'il vient vers ma maison. Ses visites produisent sur moi une drôle d'impression.

Nous nous connaissons depuis bien longtemps et je me sens honoré et heureux de l'avoir chez moi. Il aime venir. I1 me pose des questions personnelles, qui agissent sur moi. Toujours, il les ramène vers les choses dont je crains de parler. 

 

Voici que maintenant il est à ma porte. Non pas à la porte principale de ma maison. Il se tient en ce moment devant une porte de derrière, plus petite. Je ne veux pas avoir de secrets pour lui, je l'ai prié de venir toujours par cette porte de derrière, laissant la grande porte aux étrangers, aux visites de cérémonie.

 

Entrant par cette porte, il est à même de voir ou même de traverser des pièces Familières, mal tenues. Il semble prendre un intérêt à ma salle à manger, à ma cuisine, à ma chambre, au grenier... Le désordre et la poussière ne lui échappent pas.

 

Je crains parfois qu'il découvre à quel point certaines choses ne sont pas ce qu'elles devraient être.

 

Il arrive donc à la porte de derrière. Elle est close.

Il s'arrête devant "sa" porte et il la regarde.

Va-t-il frapper ?

Veut-il donc entrer par cette porte ?

 

Voilà qu'il frappe !

Vais-je ouvrir ?

Rien n'est prêt pour le recevoir. Un désordre inouï s'étale partout.

Et où est la clé de cette porte ? Il frappe encore.

Je l'observe de loin.

Il frappe doucement.

Il frappe toujours.

 

Que faire ?

Allons ! Je vais vers la porte, j'ouvre doucement cette porte qui grince...

Je m’efface : « Entre ... Tu sais... »

J'allais dire : « Tu sais que  je t'aime. » Mais je n'ose continuer la phrase, et un sanglot étrangle ma voix. Lui me regarde avec un sourire calme.

Il dit : « Je sais... Je viens souper avec toi. »

Michel


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