Pensées - textes




Dimanche 01 juin 2003

Juste pour dire merci !

Je voudrais juste te dire merci. A toi, à vous, permettez que je vous tutoie !

Te remercier pour tous ces jours passés ensemble, ces mots de toi tant partagés et tant donnés, ces beaux respects, ces beaux regards...

Te dire merci pour ta bonté et ta beauté, celle de ta vie, celle de ton coeur...

Te remercier d'avoir croisé ma route un jour, il y a longtemps, il y a si peu de temps, croisé et marqué une vie ordinaire, la mienne, par ta présence et ton passage, extraordinaire !

Te remercier de m'avoir ouvert tes fenêtres, tes portes, ta vie, de m'avoir partagé tes rêves, tes peurs, tes défauts, tes joies, tes projets, les plus fous, les plus audacieux, les plus tiens !

Te dire merci de m'avoir emmené avec toi visiter ta maison, ton grenier parfois, visiter tout ce que tu es, que tant et tant, si proches parfois, ne connaissent pas, ceux qui se contentent d'effleurer du regard, en passant, mais ne s'arrêtent pas.

Te remercier de m'y avoir emmené, de m'avoir emporté dans tes orages et tes tempêtes, d'avoir traversé avec toi tes cimetières, tes jardins les plus secrets, d'avoir appris de toi, en te regardant, en t'écoutant, simplement... la vie !

Te dire merci, parce qu'au delà de tes mots, de ce que tu me confies, depuis tout ce temps, depuis quelques temps, tu me fais vivant, tu me rends vivre, ivre de la vie et de l'humanité.

Te remercier pour le plus beau de tous tes cadeaux, celui qui me fait adulte aujourd'hui, celui qui me fait être chaque jour de la vie, celui qui me fait croire, celui qui me fait espérer, celui qui me murmure, rencontre après rencontre, lettre après lettre, mail après mail, que la vie a un prix infini, celui qui me rend heureux chaque matin : ta confiance !

Merci

Michel



Samedi 24 mai 2003

Une journée bien si bien commencée !

Je vous propose un texte qui reflète bien la journée que je viens de vivre. Une journée bien, si bien commencée ! Un moment inoubliable ce matin. Il a ensoleillé toute ma journée : les traits tirés, les fatigues surmontées, les larmes versées, croisées au détour du chemin, humain, les souffrances de couples, les tristesses inaccessibles...

Un texte qui n'est pas de moi cette fois, mais qui dis simplement et de si belle manière mon état d'esprit du moment !

Le client : Allo, le service clientèle  ?

- Oui, bonjour. Que puis-je faire pour vous ?

"En révisant mon système, j'ai trouvé un logiciel appelé AMOUR, mais je ne sais pas comment il fonctionne. Pouvez-vous m'aider ?"

- "Bien sûr ! mais je ne peux pas vous l'installer. Vous devrez le faire vous-même. Je vais vous donner les instructions, d'accord ? "

- "Oui, je peux essayer" Par où dois je commencer ?"

- "Le premier pas est d'ouvrir votre CŒUR. L'avez-vous trouvé ?"

- Oui, voilà, Mais il y a plusieurs programmes qui tournent maintenant. Est-ce qu'il y a un problème pour l'installer pendant qu'ils continuent?"

- "Quels programmes ?"

- "Un petit instant, je regarde" . PEINE PASSEE.EXE, BASSE ESTIME.EXE, COLERE.EXE, et RESSENTIMENT.EXE tournent en ce moment.

- "Pas de problème, AMOUR effacera automatiquement PEINE PASSEE.EXE de votre système d'exploitation actuel. Il se peut qu'il reste dans le disque dur, mais il n'affectera plus d'autres programmes. AMOUR finira par remplacer BASSE ESTIME.EXE avec un programme incorporé appelé HAUTE ESTIME.EXE. Cependant, vous devez désactiver complètement les programmes COLERE.EXE et RESSENTIMENT.EXE. Car ils empêchent l'installation correcte de "AMOUR". Pouvez-vous les arrêter maintenant ?

- "Je ne sais pas comment. Pouvez-vous me dire comment les arrêter ?

- "Avec plaisir. Aller au menu DEMARRER et activez PARDON.EXE. Exécutez-le autant de fois que nécessaire jusqu'à ce que COLERE.EXE et RESSENTIMENT.EXE soient complètement effacés."

- "C'est fait ! AMOUR commence à s'installer automatiquement. Est-ce normal ?"

- "Oui. Vous aurez bientôt un message disant que AMOUR sera actif aussi longtemps que CŒUR subsiste. Avez-vous ce message ?"

- "Oui, je l'ai ! Est-ce que l'installation est finie ?

- "Oui, mais souvenez-vous que vous n'avez que le programme de base. Vous devez commencer à vous connecter à d'autres CŒURS pour recevoir les actualisations."

- "Oh là la! Je reçois un message d'erreur. Il dit : "ERREUR - Programme non actif en composantes internes". Qu'est ce que cela veut dire ?

- "Pas de panique ! Cela signifie que AMOUR est configuré pour l'exécution avec des CŒURS extérieurs, mais n'a pas été exécuté dans votre propre CŒUR. C'est un peu complexe, mais cela veut dire que vous devez AIMER votre propre système avant de pouvoir AIMER les autres. Pouvez-vous localiser le logiciel "AUTO ACCUSATION" ? - "Oui je l'ai." - "Formidable, vous apprenez vite".

- "Cliquez dans les fichiers suivants pour les copier dans votre répertoire CŒUR : AUTO-PARDON.DOC, AUTO-ESTIME.TXT, VALEUR.INF et REALISATION.HTM. Le système remplacera tout fichier incompatible. Egalement, vous devez effacer AUTO-CRITIQUE.EXE de tous vos répertoires, et vous devez vider la corbeille pour vous assurer que tous les fichiers effacés ne puissent jamais se réactiver."

- "Compris ! Hé ! MON CŒUR est en train d'activer des fichiers très jolis : SOURIRE.MPG s'active et indique que CHALEUR.COM, PAIX.EXE et BONHEUR.COM se copient dans mon répertoire CŒUR"

- " Cela indique que AMOUR est en train de s'installer et de s'exécuter. Maintenant, vous pouvez vous débrouiller par vous-même. Encore une chose avant de vous quitter.. !

- "Oui"

- "AMOUR est un logiciel gratuit. Assurez-vous de le donner à toutes personnes que vous connaissez. A leur tour, elles vont le partager à d'autres..."

- "Je vais le faire. Merci de votre aide" !

Michel



Mardi 20 mai 2003

Qui peut comprendre ?

Le coeur qui se brise laisse des traces indélebiles, garde ses blessures, se tait silencieux, enfermé devant l'autre et se terre en lui-même, en noircé, en noirceur, en pénombre, en nuit sombre...

Elle a crié cette semaine, son cri strident, aigu qui crevait les tympans. Un cri de peur, d'angoisse, un cri de haine, de cette haine de soi-même, que personne ne peut comprendre, personne, pas même elle !

Elle a crié si fort !!! Et personne n'a entendu, personne n'a compris, personne n'a pu prévoir, deviner, craindre, devancer... Et quand bien même ils auraient compris, ils n'auraient rien pu y faire, rien empécher.

Aujourd'hui, elle ne sait plus, elle ne sait pas ... Elle n'a jamais su !

Rien ! Le silence en elle, le silence autour d'elle, depuis si longtemps ! Rien d'autre que ce trou béant, en son âme, aux si lointaines profondeurs de son non être... Ce trou de rien, de vide, de quête d'absolu !!!

Une montagne d'indifférence, une montagne de haine accumulée, par elle-même, par elle seule... Une montagne de pas, de regards, de larmes retenues, de noirceurs enfouies depuis toujours, si longtemps !

Et pas de réponse ! Un cri et pas de réponse ! Ou plutôt si, trop de réponses ! Celles des autres, de ceux qui savent toujours tout à sa place !

Elle voudrait trouver ses réponses ! Son cri, si douloureux est un appel à la vie, à vivre mieux, intensément plus, à aimer, à trouver le sens de tout et d'elle même.

Laissons-la trouver sa réponse, les nôtres ne servent à rien, seule sa réponse compte... et notre amour, de toujours, aujourd'hui, comme hier, tendresse, si elle veut, pardon, présence, confiance.

Etre là ! Pour elle, qu'elle vide son noir intérieur, une fois, là, simplement, si elle veut !

Michel



Lundi 19 mai 2003

Visages !

 

Vous êtes des milliards

Mais vous êtes uniques,

Vous existez pour dire

Ce qui ne se dit pas,

Pour montrer au grand jour

Ce que l’homme veut cacher…

Visages …

Vous dites l’homme !

 

J’ai rencontré un homme qui n’a pas de visage,

Il a perdu l’espoir de le trouver un jour…

Visage du chômeur, aigri de trop attendre…

Visage d’assassin, qui ne se comprend plus !

 

J’ai rencontré un jour des visages d’enfants

Fatigués par la guerre ou creusés par la faim…

Visages de misères,

Visages d’innocence…

Qui voulaient simplement

Qu’on les regarde un peu !

 

Et puis j’ai vu un jour,c’était dans un journal,

Le visage hypocrite d’un président connu.

Il promettait la paix aux gens de son pays,

On voyait dans ses yeux,

Des cadavres en sang !

 

J’ai rencontré un masque, il était souriant

Mais il cachait les larmes d’une femme oubliée.

J’ai rencontré un masque sans aucune expression,

Passant parmi la foule, indifférent à tous,

Il avait peur du monde…

Peut-être de lui-même…

 

J’ai vu le visage tendre d’une mère pour son fils.

A travers un regard, c’est l’amour qui se dit,

La fraîcheur matinale d’un visage de fleur

Et le visage pâle…

De l’aube qui se lève.

 

Vous êtes des milliards

Mais vous restez uniques,

Vous existez pour dire

Ce qui ne se dit pas,

Pour montrer au grand jour

Ce que l’homme veut cacher…

Visages ….

Vous dites l’homme !

Michel (j'ai écris ce texte en 1983 ! Oui je sais j'étais jeune et beau !)



Mercredi 14 mai 2003

Rencontre possible !

Je vous offre juste un texte que j'aime beaucoup et qui dit à sa manière la rencontre possible, l'histoire d'une rencontre !!! Que chacun s'y retrouve, s'il veut, dans une histoire personnelle, interpersonnelle !

Je l'ai vu venir. I1 marche rapidement. Je sais, ou plutôt je sens, qu'il vient vers ma maison. Ses visites produisent sur moi une drôle d'impression.

Nous nous connaissons depuis bien longtemps et je me sens honoré et heureux de l'avoir chez moi. Il aime venir. I1 me pose des questions personnelles, qui agissent sur moi. Toujours, il les ramène vers les choses dont je crains de parler. 

 

Voici que maintenant il est à ma porte. Non pas à la porte principale de ma maison. Il se tient en ce moment devant une porte de derrière, plus petite. Je ne veux pas avoir de secrets pour lui, je l'ai prié de venir toujours par cette porte de derrière, laissant la grande porte aux étrangers, aux visites de cérémonie.

 

Entrant par cette porte, il est à même de voir ou même de traverser des pièces Familières, mal tenues. Il semble prendre un intérêt à ma salle à manger, à ma cuisine, à ma chambre, au grenier... Le désordre et la poussière ne lui échappent pas.

 

Je crains parfois qu'il découvre à quel point certaines choses ne sont pas ce qu'elles devraient être.

 

Il arrive donc à la porte de derrière. Elle est close.

Il s'arrête devant "sa" porte et il la regarde.

Va-t-il frapper ?

Veut-il donc entrer par cette porte ?

 

Voilà qu'il frappe !

Vais-je ouvrir ?

Rien n'est prêt pour le recevoir. Un désordre inouï s'étale partout.

Et où est la clé de cette porte ? Il frappe encore.

Je l'observe de loin.

Il frappe doucement.

Il frappe toujours.

 

Que faire ?

Allons ! Je vais vers la porte, j'ouvre doucement cette porte qui grince...

Je m’efface : « Entre ... Tu sais... »

J'allais dire : « Tu sais que  je t'aime. » Mais je n'ose continuer la phrase, et un sanglot étrangle ma voix. Lui me regarde avec un sourire calme.

Il dit : « Je sais... Je viens souper avec toi. »

Michel



Lundi 12 mai 2003

Dans le métro !

Ce matin, lundi matin, encore endormi par le train en retard de 3/4 d'heure, j'attends le métro à la gare du Nord. Juste le temps de l'attrapper et de monter m'installer dans la rame, enfin, debout contre la porte.

Il arrive à la station suivante. J'avoue que pendant un court un instant je sens monter en moi comme une pointe d'encore !

Il est là et s'installe juste devant moi, la guitare autour du cou, barbu, comme Léon ou tant d'autres qui vivent souvent-longtemps dehors. Pantalon et veste de jean !  Un peu sale, crad et craqué, déchiré par la vie ou la rue ! Il faut bien le dire.

Puis il prend sa guitare et se met à chanter ! C'est du Brassens ! Bon, on va dire que ... Il a une belle voix, bien forte, qui raisonne bien ! C'est vrai mais c'est un peu faux quand même, parfois, un peu ... Tant pis !

Puis il change de chant et, comme s'il faisait un récital, il nous présente sa chanson : Un p'tit bonheur ! 'Allez c'est pour tout le monde, un peu de poésie, de romantisme' ajoute-t-il avec un superbe sourire.

C'est alors qu'il chante... mal... son petit bonheur qu'il ne connait pas bien. Mais il le chante, un peu comme il le vit, sans doute, c'est du moins la pensée qui me traverse l'esprit à ce moment-là.

Puis il termine, fier de son chant, de son auditoire, sympathique, il faut bien le dire, attentif... Dans le métro à 9h, un lundi matin ! Oui, c'est rare, je vous assure !

Alors il remet sa guitare et passe au milieu de nous. Nous sommes nombreux à participer à sa quête ce matin ! Oh ce n'est pas pour le chant, pas pour la voix, ni pour la guitare, c'est pour ce petit bonheur qu'il a voulu nous partager et pour son sourire, pour lui, tout simplement !

Merci monsieur le troubadour d'aujourd'hui, le semeur de bonheur dans le métro de ce lundi matin !

Michel



Mardi 06 mai 2003

Hier, je ne pensais ...

... pas à cet amour-là, pas à cet amour-là : deux personnes amoureuses qui s'aiment à mourir et s'aiment à vivre ! Deux regards, elle et lui, toujours pour la vie... Je n'y pensais pas ! Non, je n'y pensais pas.

Je pensais aux regards qui transcendent les coeurs, dépassent les étoiles, autre réalité, indicible, au delà même des mots, des gestes et de l'amour !

Je pensais bien plus loin, au delà de ces astres qui brillent dans les yeux, je pensais au delà de l'amour, de l'amitié, de tout... Je pensais... !

Je pensais au miroir qui reflète, réfléchit, renvoie une belle image, bien plus loin que la vie, paysages inconnus de l'âme, reflets argentés du fond des yeux, de la part cachée de chaque être à lui-même et qu'un simple regard, pas si simple pourtant, peut, soudain, révéler, mettre au jour, mettre au monde !

Je ne parlais pas de tous ces sentiments qui se battent sans fin dans nos coeurs assoiffés et qu'il nous faut sans cesse et sans cesse et toujours dire et redire à l'autre, assoiffé, insatiable... Tous ces mots qu'il imprime et attend chaque fois avec plus de ferveur, d'espoir, de douleur et une joie intense...

Je parlais de ce dont je ne trouve pas le nom, et qui est au delà... Et ne se dit qu'une fois. Qui puise droit à la source de l'infini clarté, de l'infinie vie, de l'éternelle force et de l'amour immense, qui ne vient pas de nous, mais d'un autre... Au delà de tout, auteur et créateur.

Je parlais de Celui qui me donne parole, qui me prète ses mots sans que je les comprenne, que j'en perce le sens, mais qui me les prète... que je puisse les offrir, en son nom, à jamais, une fois, juste une fois, et qui se gravent au coeur !

Une fois, juste une fois, les dire à chacun, à chacune, dans sa vie, révélation intense de son unique beauté, de la personne qu'il est, de son prix, sa valeur, de sa vie, de son sens et de l'éternité !

Une fois, juste une fois, et ne plus les redire... Parce qu'une fois suffit !

Michel



Lundi 05 mai 2003

Dites-moi, rien qu'une fois !

Une fois dans la vie, une fois pour chacun...

Rien qu'une fois, oser, transcender mes frontières et lacher tous mes verbes dans le jardin de l'autre...

Une fois, rien qu'une fois, oser trouver les mots, les offrir, les donner, pour ne plus les redire, pour ne plus les reprendre. Les donner à jamais...

Une fois, rien qu'une fois, dire à l'autre qu'il compte : son prix, sa valeur, celui qu'il est pour vous, celle qu'elle est, unique, incomparable... comme chaque être est unique et d'une vraie beauté. Merveilleuse beauté, qui surgit droit de l'âme, le coeur... Que l'on  voit battre et battre et battre encore !

Une fois, rien qu'une fois, savoir dire la bonté, la douceur, la tristesse, le vide et les blessures. Savoir les regarder, voir, percevoir... Et savoir un jour, pour toujours, parler, offrir... à l'autre ... lui-même, elle-même !

Une fois, rien qu'une fois, dire les mots non dits, et tous les mots mal dits, les mots inattendus, les mots trop attendus, fragiles et hésitants, maladroits, délicats, si souvent abîmés, si souvent galvaudés, par la vie, par le temps, par les enfants qui jouent, par les regards blasés qui ne savent s'arréter !

Une fois, rien qu'une fois, oser dire, oser croire... en lui... en elle... en sa vie à venir...

Espoir !

Michel



Samedi 19 avril 2003

Choisir la vie…

 

Choisir la vie c’est aimer sans bornes ses enfants et leur pardonner sans cesse, c’est croire en l’autre et le lui faire savoir, c’est espérer contre toute espérance, c’est donner ce qu’on est parce que ce qui n’est pas donné est perdu, c’est écrire contre la torture, c’est chanter pour réunir les hommes, c’est vivre et travailler ensemble, c’est se porter les uns les autres.

 

Choisir la vie c’est rire quand j’ai envie de pleurer parce qu’il y a les autres et que je ne veux pas leur faire porter le poids de mes blessures ; c’est donner quand je manque parce que c’est là que je suis le plus riche et le plus proche des pauvres ; c’est aimer quand je souffre de solitude ; c’est construire sans cesse la paix et la communion autour de moi quand tout le monde tire à hue et à dia ; c’est donner la vie sans cesse, chaque jour à ceux que je rencontre ; c’est rire et sourire, c’est regarder l’autre comme une personne unique…

 

Choisir la vie, c’est ouvrir toute grande sa porte et se laisser déranger par celui qui passe, à l’heure qui ne convient jamais, au moment où mes soucis m’accablent, simplement parce qu’il passe…

 

Choisir la vie c’est prendre le temps d’écouter cet ami qui parle et vide sa tête, son cœur, son sac dans ma cuisine, déposant ses fardeaux, là, parce que je suis un peu disponible aujourd’hui et que je ne jugerai pas, que je ne raconterai pas, que je porterai tout à Dieu et que je serai là demain encore pour l’écouter, faire quelques pas avec lui.

 

Choisir la vie c’est choisir la confiance, la confiance totale et tant pis si je me trompe ou si l’autre me trahit. C’est choisir de croire en l’autre au moment même où il se révèle fragile, c’est accepter de ne pas savoir et de lui laisser les décisions de sa vie, les choix de sa vie. C’est choisir de laisser ce jeune que je connais depuis si longtemps faire un choix qui n’est pas le mien, mais l’aimer toujours et plus encore dans son choix, par amour, prêt pour le jour où peut-être il reviendra heureux ou blessé.

 

Choisir la vie c’est choisir la patience dans mes relations amoureuses, choisir le respect et le temps, choisir de vivre une étape à la fois, sans brusquer, parce que demain sera aussi le temps de se connaître et que ce temps c’est chaque jour et que l’amour est fragile, qu’un rien peut le blesser ou le détruire, qu’un coeur blessé d’amour met du temps à guérir…

 

Choisir la vie c’est croire et espérer, de cette espérance que la mort n'est que passage et que jamais elle n’a le dessus, même si parfois nous pourrions en avoir l’impression. C’est choisir de ne pas, de ne jamais nous arrêter à cette impression-là et aller de l’avant.

 

Michel



Samedi 12 avril 2003

Un ami véritable

 

On parle d'amitié comme on parle d'amour !

Mais s'agit-il des mêmes sentiments, des mêmes impressions, des mêmes liens ?

L'amour est là, présent de part et d'autre, mais quel amour ?

Comment donc faire la part des choses  ?

Quelle frontière mettez-vous ?

Justement !

Allons, qu'en pensez-vous ?

 

« Un ami véritable est un grand privilège,

C’est quelqu’un qui vous aime avec tous vos défauts,

Qui selon les moments conseille ou bien protège,

Et dont l’amitié n’est jamais en défaut.

 

C’est quelqu’un qui vous croit quand tout le monde doute,

Qui comprend, sans un mot, la peine ou le soucis ;

Qui pour accompagner change un instant sa route

Sans faire de reproche ou attendre un merci.

 

C’est quelqu’un dont on sent douloureuse l’absence

Parce qu’il sait très bien, par un geste banal,

Par un simple regard, donner à sa présence

Une valeur très grande, un charme sans égal.

 

Un ami c’est un don, c’est un bonheur immense,

Que l’on ne peut choisir, mais qu’il faut conserver,

C’est la douceur, c’est la chaleur, c’est la puissance

D’un cœur qui sait donner, recevoir, partager. »



Vendredi 11 avril 2003

« Parlez-nous de l’amour. »

 

Poursuivons notre route d'amour, toute d'amour jonchée... avec ce beau texte de Khalil Gilbran

 

Il leva la tête et regarda le peuple, et un silence tomba sur eux.

Et d’une voix forte il dit :

« Quand l’amour vous fait signe, suivez-le, bien que ses voies soient dures et escarpées.

Et lorsque ses ailes vous enveloppent, cédez-lui, bien que l’épée cachée dans son pennage puisse vous blesser.

Et lorsqu’il vous parle, croyez-en lui, malgré que sa voix puisse briser vos rêves comme le vent du nord saccage vos jardins.

 

Car de même que l’amour vous couronne, il doit vous crucifier. De même qu’il  est pour votre croissance, il est aussi pour votre élagage. De même qu’il élève à votre hauteur et caresse vos branches les plus légères qui tremblent dans le soleil, ainsi pénétrera-t-il jusqu’à vos racines et les secouera dans leur attachement à la terre.

 

Comme les gerbes de blé il vous emporte.

Il vous bat pour vous mettre à nu.

Il vous tamise pour vous libérer de votre balle.

Il vous broie jusqu’à la blancheur.

 

Il vous pétrit jusqu’à ce que vous soyez souples ; et alors il vous livre à son feu, pour que vous puissiez devenir le pain sacré du festin de Dieu.

Toutes ces choses, l’amour vous les fera pour que vous puissiez connaître les secrets de votre cœur et devenir, en cette connaissance, un fragment du cœur de la vie.

 

Mais si dans votre peur, vous ne recherchez que la paix de l’amour et le plaisir de l’amour, alors il vaut mieux couvrir votre nudité et sortir de l’aire de l’amour, pour vous rendre dans le monde sans raison où vous rirez, mais non pas tous vos rires, et pleurerez par toutes vos larmes.

L’amour ne donne que de lui-même et ne prend que de lui-même.

L’amour ne possède pas, et ne veut pas être possédé ; car l’amour suffit à l’amour.

 

Quand vous aimez, vous ne devez pas dire « Dieu est amour dans mon cœur », mais plutôt, « je suis dans le cœur de Dieu ».

Et ne pensez pas que vous pouvez guider le cours de l’amour, car l’amour, s’il vous trouve digne, dirigera votre cours…

 

Michel



Lundi 07 avril 2003

On parle d’amour ! (Suite d'hier, inspirée par des conversations du jour !)

 

Qu’on allume la télé, qu’on écoute les artistes, qu’on aille au cinéma, qu’on ouvre les magasines … On parle d’amour ! Des films d’amour, des chansons d’amour, des histoires d’amour, des romans d’amour, des feuilletons d’amour, des livres d’amour et sur les bancs du jardin public, des amoureux …

 

C’est le « Je t’aime » qu’on dit comme ça à l’un, à l’autre en passant comme si on disait « salut ça va ? » Je t’aime, je t’aime plus, non j’ai trouvé mieux, je re-t’aime, c’est sûr je l’aime, j’ai jamais aimé quelqu’un comme lui, tout compte fait c’est lui que j’aime, je ne sais pas, je les aime tous les deux … Bref « les feux de l’amour » !

 

Alors dites moi pourquoi avons nous besoin de dire encore ce que c’est que l’amour, s’aimer ?

 

Peut-être en avons-nous plus besoin aujourd’hui qu’hier, parce que le mot fini par s’user... On l’utilise tellement qu’il se vide de son sens, on s’en sert mais on a du mal à le vivre et plus on se sert du mot et plus on le vide de son sens !!! C’est un risque en tout cas !

 

Si tu veux aimer, sois patient, apprends à rendre service, ne soit pas jaloux, à quoi cela te sert ?

Fais confiance, et ne pense pas que le voisin est plus heureux que toi, ce n’est pas vrai.

Ne te fies pas aux apparences, vis à fond, en vérité, chaque jour pour lui-même.

Fais confiance... Si tu regardes ailleurs, sans cesse, tu ne vois plus ce que tu vis…

 

Chasse l’orgueil, l’amour n’est pas l’ami de l’orgueil, il est l’ami de l’humilité.

 

L’amour cherche l’intérêt de l’autre, des autres, il vit pour l’autre, pour les autres et ne transforme pas les choses pour se mettre en valeur.

 

Il est vrai et honnête, rien de tordu dans l’amour.

Il trouve sa joie dans ce qui est vrai.

Il supporte le mensonge de l’autre mais le combat.

Car l’amour est vrai c’est sa nature.

Tout mensonge le détruit et le blesse et il n’a de cesse alors de restaurer la vérité.

 

Il est pardon. Le pardon c’est l’amour, c’est le plus beau cadeau que l’on puisse faire à une autre personne.

On est toujours devant le choix d’une vie d’amour, de vérité, de pardon et de réconciliation ou d’une vie qui ne cherche qu’à défendre une image de soi.

Dans un couple si l’un des deux ne cherche qu’à défendre son image, à avoir toujours raison, à dire que tout ce qui arrive est de la faute de l’autre, alors il reste dans son illusion et quand le drame arrive c’est inévitablement de la faute de l’autre.

 

L’amour c’est accepter de regarder en vérité qui je suis et accepter que l’autre me le révèle et m’en révèle aussi les aspects que je n’aime pas chez moi.

Ce n’est pas un manque d’amour que de révéler cela à l’autre, c’est aussi l’aimer.

L’amour est vérité et trouve sa joie dans ce qui est vrai.

 

L’amour déteste le mal, les rumeurs, les bruits qui courent, les mots qui détruisent, les choses murmurées, chuchotées par derrière, l’amour est vrai.

 

J’ajoute que l’amour est dialogue, dialogue sans cesse renouvelé, dès le matin...

 

Et par dessus tout, l’amour c’est toujours espérer, quoiqu’il arrive…

Espérer en soi, espérer en l’autre…

 

Michel



Dimanche 06 avril 2003

Celui qui aime ...

 

Celui qui aime décide de donner moins de poids aux apparences qu’à la parole de l’autre, il décide que désormais ses yeux, son regard, ses paroles, ses gestes quotidiens, même les plus ordinaires, seront pour l’autre, pour le bonheur de l'autre, pour qu’il s’épanouisse.

Celui qui aime part à la découverte des richesses de l’autre et de ses pauvretés il aime ces richesses et tout autant ces pauvretés.

Celui qui aime accepte à certains jour d’être pauvre devant l’autre, il accepte de se dire non pour lui dire oui, et de mourir pour qu’il vive et de tout donner pour lui, il se reçoit de l’autre et grandit par lui.

Celui qui aime parle de tout et de rien, de l’essentiel et du reste, et même de la pluie et du soleil, il sait que toute parole adressée à l’autre le fait exister, peut le construire ou le détruire. Quand je parle à quelqu'un, je lui dis qu'il existe. Quand je parle à ma femme ou à mon mari je lui dis 'tu es là, tu existes, tu es toi, je te parle, je t'aime, j'ai besoin de toi', ou d'autres choses moins agréables ! Toute relation humaine se construit par le langage. Pas seulement la parole, le langage (les gestes, les signes, les regards et les mots)

Celui qui aime ose des paroles personnelles, il ose le conflit, et sait dire 'je ne suis pas d’accord', il sait dire 'je t’aime' çà va tellement mieux en le disant, Celui qui aime sait dire 'tu m’agaces' et 'tu me rends heureux'. Celui qui aime sait dire 'je te pardonne' et 'je te demande pardon'.

 

Celui qui aime apprend jour après jour le langage de l’amour. Les mots sont les mêmes que ceux de tous les jours mais l’usage qu’on en fait est différent. Un même mot peut vouloir dire deux choses opposées. Dans le langage de l’amour on ne se contente pas d’entendre ce que dit l’autre on cherche à mettre le même sens sur les mêmes mots ou à comprendre au delà du sens que peut avoir un mot dans notre bouche. Dans ce langage de l’amour, il y a les mots mais il y a aussi les gestes, les regards, les silences, les larmes, les tendresses de l’amour, les sentiments, les incompréhensions, les désaccords.

 

                                                                 A celui qui aime !

 

Michel



Mardi 01 avril 2003

Après les mots ...

Au delà des mots... il est une chose qui se fait rare, une chose simple, si simple, et précieuse pour qui sait qu'elle existe. Une chose qui habite le monde, les jours, et les nuits, les nuits surtout !

Une chose belle et mystérieuse, recherchée autant que crainte : Le silence !

Beaucoup font tout pour le chasser de leur vie, de leur pensée... Certains le fuient, le pensant vide de sens et de contenu, de mots et d'idées. D'autres le brisent, ils ont compris qu'il est la source des mots, qu'il est au coeur de nos questions, de nos chemins et de nos quêtes !

C'est dans la nuit, dans le silence nocturne que tout naît en nous ! Essayez, une nuit noire, bien noire, dans votre jardin, le ciel étoilé, les petites lumières allumées spécialement pour vous, dans la nuit, illuminent la voute céleste et vous êtes là, debout, à regarder, à écouter.

Et plus vous écoutez et plus vous l'entendez, le silence est là, compagnon de nuit, invisible ami, qui se fait si présent, envahissant. Vous sentez son voile descendre et vous envelopper de toutes parts. Et vous demeurez, immobile, inquiet, et tranquille, paisible, hésitant, entre l'attente et la fuite !

Si vous restez dans ce silence voici que montent vos questions, les vraies, les plus existencielles, les peurs aussi, les angoisses, les nuits et les rayons de lumières, les pétales de roses, les premières pensées du printemps, les blés en épis... La vie !

Dans le silence tout le corps s'éveille et perçoit ce que le bruit tait ! C'est bien paradoxal, le bruit tait et fait taire, le silence donne d'entendre et d'écouter, le silence parle au coeur et à l'âme humaine. Le silence rend plus attentif à l'autre.

La nuit s'achève, il est l'heure de rentrer, de reprendre le bruit de la vie... Mais avant, juste avant, prenez donc encore une bouffée de ce silence, qu'il demeure en vous pour la journée qui vient, le silence intérieur vous donnera de mieux entendre les bruits de la vie, les cris des autres, la vie en l'autre ...

Michel

 



Mardi 11 mars 2003

Toujours peur !

Depuis tout ce temps elle a peur ! Peur de la nuit et du noir, peur de la solitude qui la tiraille encore plus en ces temps d'adolescence ! Elle est seule et se sent seule. Peur de se tromper ou de tromper les autres. Peur de parler en classe, peur de se faire poursuivre par un chien dans la rue tandis qu'elle fait du vélo.

Peur des garçons qui la regardent trop, parce qu'elle sait qu'elle est mignonne ! Peur de ne pas être à la hauteur, peur de se regarder dans le miroir le matin et d'y voir une autre qu'elle. Elle vit dans la peur d'elle-même et la peur du regard des autres.

Elle vit par procuration, jouant, interprétant des rôles qui lui collent à la peau et lui permettent de se cacher. Elle fuit sans cesse les regards, les conflits, les rencontres, d'avance, comme pour éviter qu'elles ne se passent pas bien. Elle fuit les questions, répondant par avance, anticipant les moindres mots, les gestes les plus délicats.

Et elle court, sans cesse, papillon fragile, apeuré, voletant de fleur en fleur, les effleurant à peine de peur de s'y briser les ailes.

Et elle sait, au plus profond d'elle-même, qu'un jour elle se posera, paisible, et se redressera. Que ce jour-là un visage se penchera, délicat, tendre, doux, sur le sien. Que ce jour là, la peur s'en ira à jamais au plus lointain horizon !

Elle le sait, à moins qu'elle ne le rêve !

Michel



Vendredi 07 mars 2003

Qui suis-je ?

C'est une question que beaucoup se posent à l'âge de l'adolescence. Et en écrivant celà je me me surprends à penser que sûrement ensuite, les choses sont claires. Plus besoin de se poser la question...

Se connaître soi-même comme disait un grand auteur grec ! N'est-ce pas la plus belle et la plus difficile des recherches humaines ? La plus longue, simplement parce que si je me connais un jour, je ne me connais pas dans trois semaines ! Il est clair que je suis ce que je suis (être) ou ce que je suis (suivre !)... Les deux ensemble, de pair !

Mais se connaître et connaître l'autre reste, et toujours demeure, une aventure de tous les instants. Tu crois te connaître, tu voudrais te saisir, posséder ta vie ou celle d'un autre et la voici qui échappe. Un instant, un moment d'inattention et l'autre se libère de cette prétention, et tu te libères... Tu explores de nouveaux horizons à la recherche de tout et de toi, du sens et de la vie, de Dieu et de l'avenir, mais toujours, toujours de toi, en fin de compte...

Nous passons notre vie à courrir après nous-mêmes ! Et c'est peut-être un des moteurs de cette vie. Quel intérêt y a-t-il à se connaitre, à connaître totalement et en vérité, parfaitement ! Sinon celui de se rassurer ! Quelle saveur à tout savoir  ? Quel goût de vivre ?

N'est-ce pas ce jeu permanent avec le mystère de soi et de l'autre, du monde et de l'univers, de Dieu et de l'Humanité... qui donne goût et sens et fait vivre, alimente l'espoir et pimente la vie d'aujourd'hui, donnant sa beauté à tous les petits instants, à chaque visage, à chaque petite fleur sur la route ?

Michel



Mardi 04 mars 2003

J'avais envie de vous partager ce texte !

 

C'est aujourd'hui les funérailles de Dominique !

 

Ne restez pas autour de ma tombe

Ne restez pas là à pleurer

Ne restez pas autour de ma tombe,

Ne restez pas, je m’en suis allé.

Ecoutez-moi, n’ayez pas peur,

Et croyez-moi, je suis ailleurs.

 

Cherchez-moi dans le souffle

d’un bon millier de vents

Cherchez dans le brouillard

qui monte des étangs

Je suis la douce pluie sur les arbres d’automne

Je suis l’oiseau qui crie, l’oiseau qui tourbillonne.

 

Cherchez-moi dans l’étoile qui va percer l’azur

Cherchez dans le soleil sur les grains de blé murs

Je suis le scintillement du diamant sur la neige

Je suis un trait d’union, je suis un sortilège.

 

Je suis dans le matin

Je suis dans le silence

Je suis sur vos chemins

Je suis dans l’Espérance

Je suis dans votre coeur

Je suis dans votre histoire

Je suis dans vos bonheurs

Je suis dans vos mémoires !

 

Ne restez pas autour de ma tombe

Ne restez pas là à pleurer

Ne restez pas autour de ma tombe,

Ne restez pas, je m’en suis allé.

Ecoutez-moi, n’ayez pas peur,

Et croyez-moi, je suis ailleurs.

Michel



Jeudi 13 février 2003

Pour illustrer mon propos avec humour !

 

"L’industriel était horrifié de voir le pêcheur étendu paresseusement à côté de son bateau.

 

- Pourquoi n’êtes-vous pas à la pêche, demanda l’industriel ?

+ Parce que j’ai attrapé assez de poissons pour la journée répondit le pêcheur.

- Pourquoi ne pêchez-vous pas plus que vous n’avez besoin ?

+ Qu’est-ce que j’en ferais ?

- Vous pourriez gagner de l’argent. Avec cet argent, vous pourriez ajouter un moteur à votre bateau et pêcher plus de poissons. Cela vous permettrait d’acheter des filets de nilon. Et ces filets vous apporteraient plus de poissons et plus d’argent pour posséder deux bateaux…

Peut-être même une flotte de bateaux. Et alors vous seriez un homme riche, comme moi.

+ Qu’est-ce que je ferais alors ?

- Alors vous pourrez vous asseoir et jouir de la vie.

+ Qu’est-ce que vous pensez que je fais actuellement ?"

Clin d'oeil (Michel)



Lundi 10 février 2003

Dans ces moments-là vous pensez que ça n'arrive qu'à vous !

J'avais bien projeté de m'y mettre hier soir ! Et puis voilà ! Les choses ne se passent pas souvent comme nous le voudrions ! Enfin, comme je voudrais !

Donc je ne m'y suis pas mis dimanche soir, donc hier, quoi !

C'est vrai que peu de choses se passent comme nous voudrions ! Ne l'avez-vous jamais remarqué ! Vous faites de superbes projets pour le week-end : un rendez-vous, une sortie... Il va faire beau et puis, et puis !!! Il arrive quelqu'un ou quelque chose qui peut tout changer, modifier, transformer, chambouler, même et surtout votre humeur !

Alors dans ces moments-là vous pensez que ça n'arrive qu'à vous !

Tenez celà évoque un sketch de Mr Devos, à qui je rend témoignage et honneur ici !

"Les gens disent tous la même chose !

Ils disent tous, lorsqu’il leur arrive quelque chose : « Ça n'arrive qu'à moi ! ».

De temps en temps, il y en a un à qui il n’arrive rien, qui ne dit pas comme tout le monde. Il dit : « Ça n'arrive qu'aux autres ! »

Parce qu'il a entendu les autres dire : « Ça n’arrive qu'à moi ! », il croit que ça n’arrive qu’à eux (aux autres) !

Alors que peut-être, il n'y a qu'à lui que ça arrive de penser que ça n'arrive qu’aux autres !

Encore que, lorsqu'il s'en aperçoit, il dit comme les autres : « Ça n’arrive qu’à moi ! »

Cela m'est arrivé... à moi !

Alors, si cela vous arrive...

Je veux dire, si vous faites partie de ceux qui, comme moi, disent : « Ça n’arrive qu'aux autres ! »,

Posez-leur la question, aux autres ! « Qu’est-ce qui vous arrive ? »

Ils vous répondront tous la même chose : « Nous ne savons pas ce qui nous arrive, mais ça n’arrive qu’à nous ! ».

Par contre, si vous faites partie des autres, de ceux qui disent : « Ça n'arrive qu’à moi ! »,

Posez-vous la question... à vous-même : « Qu’est-ce qui t'arrive ? », et vous verrez que ce qui vous arrive... c'est ce qui arrive aux autres ! C'est ce qui arrive à tout le monde !

Et vous conclurez comme moi, par cette petite phrase sibylline : « Ce qui n'arrive qu'aux autres n'arrive qu'à moi aussi ! »

Et vous vous sentirez solidaire !                                        (Raymond Devos)

Allez à demain !

Michel